
Pour ceux d’entre vous qui vivraient au fond d’une grotte où dans une cabane dans la forêt. Vous n’êtes sans doute pas passé à coté de l’annonce du lancement d’un nouvel outil révolutionnaire par Apple : l’Ipad, Un appareil portable, avec un écran multipoints de 9,7 pouces.
I-quoi ? Cet ordinateur sans clavier qui sert à lire des livres numérisés ? Oui mais encore ? Parmi les centaines d’articles qui ont été écrit sur l’objet ces derniers jours, la plupart se sont concentrés sur cette fonctionnalité première de l’Ipad dont le lancement sera accompagné d’un « Itunes pour les livres » dans lequel on retrouvera la plupart des « best sellers » que l’on pourra télécharger tel de vulgaires MP3 pour bouquiner dans le métro. Et Alors ?
Un non-pc pour les masses
Au vu de cette fonction première qui ne donne vraiment pas envi de planter sa tente devant l’I-store le plus proche en attendant la sortie (en juin en Europe) de la fameuse tablette, on se dit que cela n’a franchement rien de très révolutionnaire. Cette vue est amplifiée quand on lit les premières réactions du monde des « geek » et « autres techno-freaks » qui s’insurgent du fait que l’Ipad ne soit pas multi-task (deux applications ne pourront être lancées en même temps, alors que sur un ordinateur traditionnel on fait tourner plusieurs programmes en même temps), n’ai pas de caméra incorporée et ne permette pas de téléphoner alors même qu’une de ses versions supportera la 3G en plus du wifi. En gros l’Ipad n’est rien d’autre qu’un Ipod touch géant et encombrant…aucun intérêt.
Et bien non ! N’en déplaise à tous les inspecteurs-gadget de la blogosphère, l’Ipad n’a pas été pensé pour vous, mais pour votre mère ! Et oui, aujourd’hui la plupart des gens ont un PC à la maison, et pour la plupart (dont ma mère) il s’apparente à un Dell qu’ils ont acheté il y a des années, qui met deux plombes à se lancer et tout autant de temps à ouvrir le moindre fichier word ou page internet. Mais pourtant l’outil est devenu indispensable pour pouvoir consulter ses mails, acheter des tickets de cinéma, téléphoner sur skype ou regarder les dernières photos de ses petits enfants sur facebook. L’Ipad va permettre de faire tout cela avec la facilité d’utilisation d’un iphone et le confort d’utilisation d’une télévision. C’est pourquoi nous pensons que l’Ipad sera le non-pc pour les masses et connaitra le même succès que la Wii, une console pour les non-gamers. L’Ipad sera, nous en sommes convaincu, présent dans toutes les chaumières.
La table de marque passe dans l’aire numérique.
J’en viens donc au sport qui nous intéresse. Aujourd’hui la table de marque d’un match de ligue départementale ressemble souvent à la photo ci-dessous, et encore un tableau affichant les scores est la plupart du temps un luxe que la plupart des équipes ne peuvent se permettre (parce que celui qu’on a acheté en 1974 ne fonctionne plus).

Merci à la section basket du Cercle Saint Jean d’Augny pour cette photo…
Souvent ces tables de marques sont tenues par de glorieux volontaires, fans et passionnés de basket qui n’ont plus les guiboles pour gambader sur les parquets, mais ils sont toujours là fidèles au poste. Muni d’un block de papier et d’un stylo ils sont les greffiers de notre sport et sans eux, point de compétition.
Malheureusement la tâche n’a rien de motivant pour toute une génération de joueurs qui ont été abreuvé de statistiques NBA et dont l’intérêt pour la « corvée » de table n’a que peu d’intérêt comparé au plaisir d’enfiler les paniers. Surtout quand les chiffres récoltés, qui ne se limitent souvent qu’aux points marqués, finissent dans un classeur du secrétariat de la ligue régionale.
Ce manque de sex appeal pour ce « travail administratif » risque de mettre en péril, lorsque viendra l’heure de la relève, une fonction pourtant essentielle à la pratique de notre sport. Lorsque papy Mougeot ne sera plus en mesure de faire les 50 bornes qui le mèneront au match de son petit fils à Trifouille-les-oies afin de se geler ses vieilles guibolles dans une salle non-chauffée pour gribouiller quelques chiffres sur un bout de papier.
C’est à ce moment que l’Ipad entre en jeu. L’écran tactile du dispositif ainsi que son format peuvent en faire le parfait support pour une application qui permettra de manière très simple et ludique de récolter, non seulement le score du match, mais toute une ribambelle de statistiques de jeu auxquelles seules les clubs de l’élite avaient accès jusqu’à présent.
Quoi de mieux que d’avoir tout au long de la saison ses statistiques personnelles disponibles sur un site et « partageables » sur facebook, soit pour frimer à l’école, soit pour se motiver à progresser. Et que dire si cette application envoi directement les statistiques du match sur le site internet de votre club par le biais de la 3G permettant à papy Mougeot, confortablement installé au coin de la cheminée, de suivre les exploits de son petit fils en direct !
Quel basketteur n’a pas rêvé de pouvoir savoir combien de points, de rebonds, de passes décisives et de contre il a fait depuis qu’il a commencé à jouer à la balle orange ? Avec la facilité de collecte des statistiques de match que va permettre un Ipad couplé à la capacité d’archivage d’une plateforme tel que viabasket.fr, il n’est pas difficile d’imaginer que Kevin (le petit fils) fasse des pieds et des mains pour emprunter l’Ipad de maman pour le match du soir.
Et pour ce même Kevin dont les qualités athlétiques et le shoot à deux mains ne lui permettent de grappiller que quelques minutes de temps de jeu dans son équipe, une place à la table de marque digitale sera une perspective tout aussi réjouissante qu’un strapontin dans le cinq majeur. Place qu’il pourra d’ailleurs continuer de garder une fois sa carrière de poseur de briques terminée, assurant ainsi la relève de ses glorieux ancêtres les scribes.
Vincent Tervooren pour viabasket.fr
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